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Fiche Œuvre

Le Bon Samaritain

Le Bon Samaritain © Tous droits réservés
Artiste

Rodolphe Bresdin

(1822 - 1885)
L’artiste
Chronologie
1861
Technique
lithographie à la plume
Statut administratif
collection musée Paul-Dupuy
Numéro d’inventaire
57.25.3
Collection
Arts graphiques / Cabinet des dessins
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Il s’agit de l’œuvre la plus célèbre de cet artiste à la carrière atypique. Rodolphe Bresdin mena en effet une véritable « vie de bohème », autodidacte virtuose, poussé par la nécessité impérieuse de dessiner ou graver le monde extraordinaire qu’il avait en tête, mais incapable de vendre ses productions. Son œuvre fut louée par Baudelaire, et il incarnait si bien le mouvement romantique que sa vie inspira à Champfleury la nouvelle Chien-Caillou, du surnom que lui avaient donnée ses amis. Il vécut à Toulouse en 1852 et 1861, « dans une cabane en torchis dans un jardin de maraîchers, non loin du pont des Demoiselles », survivant grâce à la ruse bienveillante du professeur à l’Ecole de Beaux-Arts Jules Garripuy, qui lui achetait ses œuvres en prétendant négocier pour des clients… C’est de cette période que date la création du Bon Samaritain.

Il s’agit d’une pièce rare, le premier tirage du premier état, entre mars et mai 1861, par l’imprimeur parisien Lemercier de l’œuvre phare de cet artiste. En effet, plusieurs modifications – accidentelles – ayant affecté la pierre à lithographier entre ce premier tirage et les suivants, on peut facilement dater cette feuille : dés le second tirage (10 septembre 1867), une tache noire masque tibia du petit singe en bas à droite ; lors du troisième tirage (20 septembre 1867), certaines feuilles de chardon à gauche du bouclier du Samaritain deviennent blanches, ainsi que le bras gauche du blessé, enfin, une tache blanche ayant vaguement la forme d’un oiseau apparaît en bas à gauche du gros chardon. En janvier 1868, second état : la lithographie est reporté sur une autre pierre, entraînant de nouvelles modifications, cette fois dans la lettre.
On connaît deux autres épreuves semblables, l’une à la Bibliothèque nationale de France (AA 4, Res.), l’autre au Metropolitan Museum of Art (inv. 1979.573).
Comme souvent dans l’histoire de l’art, l’ironie réside dans le fait que cet artiste qui vécut dans la plus grande misère et fut enterré dans la fosse commune, a créé une image parmi les plus célèbres et les plus recherchées aujourd’hui.

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Musée Paul Dupuy

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Toulouse | 31
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