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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Le Jugement dernier

Le Jugement dernier © Tous droits réservés
Artiste

Francisco Pacheco

(1564 Sanlúcar de Barrameda - 1644 Séville)
L’artiste
Chronologie
1611-1614
Technique
Huile sur toile
Dimensions
H. 3,38 m ; L. 2,35 m
Statut administratif
Achat Ville avec participation du FRAM (Etat + région)
Numéro d’inventaire
96-17-1
Collection
Peinture hispanique
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L’origine de l’œuvre
L’œuvre est indiquée dans le traité du peintre même Francisco Pacheco "Arte de la Pintura” comme faisant partie d’un retable construit par Martinéz Montañes entre 1610 et 1614 sur un projet de Juan de Oviedo. Cet ensemble a été commandité par Hernando de Palma Carillo pour le couvent Santa Isabel de Séville. Martinéz Montañes, grand assembleur de retables et sculpteur du XVIème siècle, a lui aussi travaillé pendant l’Inquisition. Il a donc dû travailler en fonction des critères imposés contentant la doctrine de l’histoire chrétienne. Ce qui équivaut à dire que ses représentations sont une parfaite interprétation du thème sacré. Nous savons que Pacheco a, à plusieurs reprises, travaillé avec lui et qu’ils se sont inspirés mutuellement.
Le mystérieux parcours de l’œuvre
Les bords ont été découpés de façon si chaotique que les historiens d’art ont spontanément pensé qu’elle avait quitté l’Espagne pour Paris en 1808 par l’intermédiaire des armées napoléoniennes. Puis elle fut vendue en 1862 à Paris. En 1869, un certain abbé Martin désire la vendre et publie une brochure à son sujet permettant ainsi à Bocourt et Delangle d’en tirer une gravure qui sera publiée en 1869 dans une histoire de l’art de Charles Blanc (de Castres). Puis elle n’est plus mentionnée dans aucun inventaire.
Après plus d’un siècle de disparition, l’œuvre est remarquée à Marseille chez des particuliers (dans les années 1980) : elle était clouée, sans cadre dans une cage d’escalier. Il est possible qu’elle ait été en cet endroit depuis les années 1930. Suite à un parcours très tumultueux, l’œuvre est conservée depuis 1996 au Musée Goya de Castres où elle fût l’objet de plusieurs campagnes de restauration jusqu’en 2001.

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