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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Le Prophète Elie

Le Prophète Elie © Tous droits réservés
Artiste

Marc Arcis

L’artiste
Chronologie
vers 1690
Technique
Terre cuite, moulage
Dimensions
129 x 168 x 65 cm
Numéro d’inventaire
RA 879 A
Collection
Sculptures XVIe-XVIIIe siècles
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Les remarquables Prophètes de Marc Arcis exécutés pour la chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel, à la demande du magistrat Vandages de Malapeire, ont été conçues à la fin du XVIIe siècle. L’église a été vendue comme bien de la Nation en 1791. Démantelée, elle fut démolie en 1806.
Le Mont Carmel, dans le Nord d’Israël, est un lieu sacré pour les chrétiens. Le prophète Élie y a vaincu les idoles et c’est là que fut édifiée la première église consacrée à Marie.
Sur l’ensemble du vaste programme décoratif, outre des peintures, quatre figures de terre cuite nous sont parvenues : les prophètes Elie, Elisée, Agabus (dans l’Ancien Testament, les prophètes sont les annonciateurs de la venue du Messie) et Saint Simon Stock (saint anglais du XIIIe siècle, général de l’ordre des Carmes). Bien qu’il n’ait laissé aucun écrit, Élie est considéré par les Carmes comme le fondateur de leur Ordre dont il porte le scapulaire (vêtement fait de deux morceaux d’étoffe). Élisée, à qui Élie a donné son manteau est son successeur. Agabus, l’un des prétendants de la Vierge éconduit, se retira sur le Mont Carmel où il fit construire la première chapelle en l’honneur de Marie dont il présente ici le plan. Saint Simon Stock demanda à la Vierge d’accorder à l’Ordre des Carmes sa protection. Elle lui remit l’habit carmélite qui permet à ces religieux d’échapper aux flammes de l’enfer.
Chaque personnage a été doté d’une forte individualité expressive et se déploie dans l’espace avec aisance. Placés à l’origine deux à deux sur les marches qui menaient à la statue de la Vierge à l’Enfant sous un baldaquin aux colonnes torses, ils constituent l’un des plus beaux témoignages de la vivacité de l’art baroque toulousain.

(c) Musée des Augustins, Charlotte Riou, Conservatrice des sculptures.

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Toulouse | 31
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