Réchaud-veilleuse
© JM Garric
Artiste
Anonyme
Chronologie
Technique
Dimensions
Numéro d’inventaire
Réchaud-veilleuse en trois parties (les jambes du personnage constituent la base ajourée à l’arrière, le buste forme la verseuse dont on aperçoit le bec sur le turban, et un couvercle), en forme de personnage féminin vêtu à l’orientale.
Les réchauds-veilleuses étaient placés le soir sur la table de nuit ou sur la cheminée de la chambre. La verseuse contenait une boisson, en général une infusion, tenue au chaud à l’aide d’un godet rempli d’huile avec une mèche flottante, placé à l’intérieur de la base. La petite flamme de cette lampe à huile durait la plus grande partie de la nuit et procurait une faible lueur lorsque la personne couchée s’éveillait. Certains fabricants de porcelaine ont produit des réchauds-veilleuses de grande taille et très fragiles qui étaient des objets plus décoratifs que réellement pratiques. Celui-ci fait référence à l’actualité théâtrale parisienne de 1838. Il représente la tragédienne Rachel Félix (1821-1858) dans le rôle de Roxane, héroïne de la pièce Bajazet de Racine, reprise à Paris à partir entre le 23 novembre 1838 et février 1839. Le costume de scène porté par Rachel fut largement diffusé par la lithographie, principalement d’après un dessin du peintre Achille Devéria sur lequel on retrouve exactement, outre les vêtements, le collier et les pendants d’oreilles.
Don de Maryse Fabre