Nos musées en ligne
L’association
Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
Accès adhérent
Fiche Œuvre

Saint François d’Assise

Saint François d’Assise © Tous droits réservés
Artiste

Henri Martin

(1860 Toulouse - 1943 Labastide-du-Vert)
L’artiste
Chronologie
1894
Technique
huile sur toile
Dimensions
52 x 64 cm
Numéro d’inventaire
2012.4.14
Collection
Collection Henri Martin
Voir la collection
En savoir plus

Dans les années 1890, Henri Martin réalise de nombreuses œuvres à thèmes religieux, aujourd’hui peu représentées dans les musées français. La spiritualité des scènes s’accorde parfaitement aux paysages lotois prenant, dans cette prière de saint François, les accents de l’Ombrie. La vue large et dégagée, le ciel d’un bleu subtil laissent toute la place au dialogue entre le saint et « frère Soleil ».

Saint François est vêtu pauvrement d’une robe de bure brune, le capuchon rabattu sur sa tête ornée d’une mince auréole. Des repentirs nous montrent qu’Henri Martin a changé la position des mains : d’abord serrées l’une dans l’autre, un peu plus tendues vers l’avant, elles évoquent dans ce geste une supplication. Simplement jointes, elles sont le signe sans équivoque de la prière.

Ce saint François, comme en conversation avec l’astre du jour, grand halo de lumière blanche, est peut-être une sorte de double du peintre, si sensible aux variations lumineuses.
Très tôt dans son apprentissage, alors qu’il suit les cours académiques de Jean Paul Laurens à Paris, Henri Martin exprime son besoin viscéral de rester en contact avec la nature et la lumière du soleil : « Lorsque je sors, après une bonne journée de travail, il a fait soleil et le ciel est encore coloré par les teintes mélancoliques du couchant, j’ai donc encore un peu de lumière pour voir, ô je dévore de mes yeux, j’apprends, j’apprends, si j’osais et si je le pouvais, j’embrasserais la nature, ô c’est elle qui est notre beau modèle et que de peintres l’insultent !… Doux moments où je suis lancé dans cette voie, quels élans, de quel feu ma poitrine se dilate, ô mon ami, apprendre, savoir, pouvoir rendre ce que l’on sent, savoir enfin, c’est si grand, si beau ! Arriverai-je à ce point tant désiré ? Mon cœur est tellement plein que je dois me taire, je suis fou, et il faut l’être, mais je me tais ».

Ancienne collection Paul Riff, oeuvre acquise avec l’aide du FRAM, du Fonds du Patrimoine, du Conseil Général du Lot et de l’Opération Mécénat.

À découvrir ici
Dans la même collection
Voir la collection