Sarcophage de saint Didier
© Tous droits réservés
Chronologie
Technique
Numéro d’inventaire
Trois fragments de sarcophage provenant des démolitions de la cathédrale de Cahors sont des vestiges présumés du tombeau de saint Didier. Le fragment le plus important est plus précisément une partie du couvercle plat dit à bande. De part et d’autre du cartouche (rectangle central) sont représentées des scènes bibliques : ici l’Arrestation du Christ au Mont des Oliviers. Un autre fragment pourrait représenter la comparution de Jésus devant Pilate. Ce type de sarcophage a été produit pour la grande majorité au IVe siècle à partir de 325, dans les ateliers romains.
Didier est issu d’une grande famille gallo-romaine d’Albi. Né vers 580-590, homme instruit, il est envoyé à la cour. Clotaire, puis son fils Dagobert lui confient la trésorerie royale. Il acquiert, pendant 10 ans, une culture à l’antique et certains goûts architecturaux ainsi que de réelles compétences administratives, financières et de gestion d’une ville. En 630, Didier est envoyé à Cahors à la demande des habitants pour y devenir évêque. Il succède à son frère Rustique, assassiné lors d’une émeute. Il réalise d’importants travaux d’urbanisme et favorise la construction de nombreux édifices religieux, dans les murs – palais épiscopal, oratoire Saint-Martin – et hors les murs – église Saint-Pierre à Cabessut, basilique Saint-Julien au sud de la ville. Il fait construire un monastère, Saint-Amans, où il est enterré en 655. L’église prend son nom qui, par déformation, devient Saint-Géry.
© Tous droits réservés