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Fiche Œuvre

Un rêve dans les ruines de Pompéi

Un rêve dans les ruines de Pompéi © Tous droits réservés
Artiste

Paul Alfred de Curzon

(1820 le Moulinet - 1895 Paris)
L’artiste
Chronologie
1866
Technique
Huile sur toile - châssis à clé
Dimensions
H 0,71 m - L 1,04 m
Statut administratif
don de Mme Duruy (fille d'Achille Jubinal), en 1877, en souvenir de sa mère.
Numéro d’inventaire
N° Inventaire : 877-12-146
Collection
Paysages, peintres de Barbizon…
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UN RÊVE DANS LES RUINES DE POMPÉI
Les ombres des anciens habitants reviennent visiter leurs demeures
Huile sur toile – châssis à clé
H 0,71 m – L 1,04 m
Toile signée et datée de 1866 en bas à droite
Exposition: toile exposée au Salon de 1866 sous le N° 477 à Paris
Provenance : don de Mme Duruy (fille d’Achille Jubinal),
en 1877, en souvenir de sa mère.
Antérieurement cette toile appartenait à M. Philippe de Saint Albin,
oncle de Mme Duruy
N° Inventaire : 877-12-146

Pendant son séjour à la Villa Médicis Curzon fait en 1851 un voyage en Campanie. Il quitte Rome en Mars avec son ami Bouchaud, arrive à Naples le 23 Mai et continue avec Bouguereau qui l’avait retrouvé, jusqu’à Pompéi qu’ils visitent en Août. C’est sans doute à ce moment que Curzon fait le dessin Maison du Faune (Curzon, 1916 Tome 1 page 249, n° 1479).
En situant, dans une vue assez fidèle des ruines de Pompéï, le poète drapé dans une grande tunique, assis au bord de Impluvium, et les figures qu’il rêve. Notamment un vieillard à droite vêtu de blanc, qui semble parler du Vésuve fumant qu’il désigne de la main.
Curzon ne fait pas la démarche traditionnelle des néo-classiques reconstituant l’Antiquité et son décor encore moins celle des néo-grecs de son temps réinventant la scène de genre grecque ou romaine.

Montifaud, enthousiaste, intitule l’œuvre : “Songe d’une nuit d’été aux ruines de Pompéï”et se montre sensible au mystère et à la poésie qui émanent de l’œuvre. Il note l’éclairage nocturne, le ciel étoilé et le clair de lune, ainsi qu’au milieu un sphinx, ailes déployées, formulant "sa question… au sein de la paix et du silence". Quant aux paons, ne sont-ils pas ici, plutôt que familiers de Junon et signes de vanité, le symbole de l’immortalité ?

Il est certain que la cité romaine sous les cendres du Vésuve, exhumée au XVIIIème provoque une nostalgie toute particulière. Théophile Gautier comprend bien la démarche de Curzon et écrit – "Quant on parcourt la ville…, l’esprit le plus positif se livre naturellement à ce genre d’évocation. M. de Curzon dessine les monuments comme un architecte et les adore comme un peintre. Il a fait aussi très bien les figures et son rêve a un aspect à la fois fantastique et réel ; fantastique par les personnages qui ne sont que des ombres ; réel par l’architecture qui a la solidité de la chose vraie.”

Bibliographie:
Critique de Salons : Gautier 1866
Montifaud, 1867 page 176
Curzon 1916, Tome 1 page 186,
Tome 2 page 25, 26, n°59 page 249
Catalogue d’exposition : L’Art en France sous le Second Empire au Grand Palais du 11 Mai au 13 Août 1979-Paris 1979

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