Paul Gervais Joies de la Belle Epoque
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Du 23 mai au 20 septembre 2026
Infos pratiques
Du 23 mai au 05 juillet
du mardi au vendredi (fermé les jeudis) : 14h-18h
du samedi au dimanche : 14h-18h
Du 06 juillet au 20 septembre
du mardi au vendredi : 10h-12h et 14h-18h
du samedi au dimanche : 14h-18h
Visite guidée tous les jours (du mardi au dimanche) à 15h à partir du 7 juillet
Tarifs
Tarif plein : 5€
Tarif réduit : 3€
Lieu
Musée du Pays de Cocagne
1 rue Jouxaygues
81500 Lavaur 05 63 58 56 55
En réunissant pour la première fois un large échantillon d’œuvres issues de collections publiques et privées, le musée du Pays de Cocagne met à l’honneur un grand peintre toulousain, devenu l’une des icônes de la peinture de la Belle Époque.
Formé à l’école des beaux-arts de Toulouse, puis dans l’atelier du peintre Gérôme à Paris, Paul Gervais découvre l’Espagne et l’Italie grâce à une bourse de voyage (1891-1893). Frappé par la lumière de la Méditerranée qu’il retrouve ensuite au bord de l’étang de Berre, il modifie sa palette et gagne au Salon ses premiers achats de l’État.
Personnalité attachante et énergique, l’artiste pense sa peinture en grand. Gervais se lance dans une incroyable carrière de peintre-décorateur, dans un Paris en pleine mutation
agité par deux Expositions Universelles, puis à Toulouse, dans la salle des Illustres et au mythique café Sion. La carrière démarre et Gervais, qui vit à partir de 1900 entre Paris et sa maison de la Côte d’Azur, devient un peintre recherché.
Les familles Pams et Badou-Job lui confient les décors de leurs plus folles demeures roussillonnaises. De sa fructueuse collaboration avec le grand architecte Edouard Niermans, naissent les projets les plus fous dans les plus beaux palaces et casinos. Paul Gervais décore ainsi les casinos de Monte-Carlo et Nice, l’Hôtel de Paris à Monaco, le Négresco à Nice ou l’Hôtel du Palais à Biarritz. Très soutenu par l’État, en particulier par le Président Gaston Doumergue, il participe encore aux décors des palais de la République, de ministères et autres édifices publics. Insigne honneur, la ville de Toulouse lui confie le décor complet de sa salle des mariages au Capitole. Sa palette s’exerce également à travers une abondante peinture de chevalet.
Ce peintre du bonheur et de la femme a su développer loin des avant-gardes un art flamboyant, une peinture heureuse et peu moralisatrice, si chère aux années de paix de la Belle Époque.
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