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Fiche Œuvre

L’Hirondelle du prisonnier

L’Hirondelle du prisonnier © Tous droits réservés
Artiste

Blanche Odin

(1865 Troyes - 1957 Bagnères-de-Bigorre)
L’artiste
Chronologie
1890
Technique
Aquarelle sur papier
Statut administratif
Achat ville
Numéro d’inventaire
011. AV. 2717
Collection
Blanche Odin
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BLANCHE ODIN,
L’HIRONDELLE DU PRISONNIER
Aquarelle datée de 1890.
N°INV : 011. AV. 2717
Achat ville de Bagnères-de-Bigorre 2011

Extrait de : Histoires Poétiques
Par A. Brizeux, suivi d’un essai sur l’Art ou Poétique Nouvelle Paris, Victor Lecou, éditeur 1855
Paris, 1er mars 1854

Lorsque battant de l’aile et la poitrine au vent, Toutes ses sœurs ont fui vers le sud, au levant, Quel amour retenait l’hirondelle obstinée Dans un trou ténébreux de cette cheminée,
D’où ses plaintes tombaient jusqu’au fond du foyer Près duquel méditait un vieillard prisonnier ? Lamennais ! – C’était lui dont la pensée active Sous les pesants verrous ne restait point captive. La bise, cependant, parmi ces rêves d’or, Tristement murmurait dans le long corridor,
Et le penseur voulut voir pétiller la flamme, Pour réjouir un peu son corps faible et son âme ;
Mais lorsque la fumée emplit le tuyau noir,
Un cri monta dans l’air, un cri de désespoir ;
Et l’hirondelle, allant du toit à la fenêtre,
Suspendue aux barreaux, semblait gronder le maître. Le maître ! Un prisonnier !… Il s’émut toutefois,
Et sa main doucement jeta l’eau sur le bois.
En vain gronda la bise, en vain depuis novembre Jusqu’en mars pluie et neige assiégèrent la chambre, Le tison resta mort : blotti sous son manteau,
Le sage tendrement souffrit pour un oiseau, Mais, au moindre rayon, pour son ami fidèle
Calment au bord du toit gazouillait l’hirondelle.
Tel était ce vieillard ; et devant son cercueil,
Combien vont le charger d’impiété, d’orgueil…
« Demander le salut au passé, c’est chercher la vie dans les tombeaux. Notre gouvernement en est là; il croit que reculer, c’est vivre. La question telle qu’il l’a posée nous place entre la république et l’arbitraire de cour; à tout prendre j’aime mieux la fièvre que la mort, ou la paralysie qui y mène. » Lamennais, lettre du 27 mars 1830
Félicité Robert de La Mennais est une des personnalités intellectuelles les plus marquantes de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Né en 1782 à Saint-Malo, ordonné prêtre en 1815, il s’affirme très vite comme l’un des défenseurs des plus actifs de la contre-révolution.
Le premier volume de son Essai sur l’indifférence en matière de religion, ouvrage publié en 1817 dont on disait qu’il « réveillerait un mort », est un immense succès en librairie.
En 1840, un neveu de Lamennais est emprisonné comme coupable du délit d’association réformiste. Pour répondre à cet acte de sévérité, l’audacieux écrivain publie en octobre 1840 un pamphlet d’une extrême virulence, Le Pays et le Gouvernement, qui le condamne à une année de prison à Sainte Pélagie. Il meurt en 1854

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