Musée Goya - Musée d'art hispanique [Castres, 81]

Collection : Peinture française

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  • Combat de Novillos - Alfred Dehodencq
  • Intérieur de la mosquée de Cordoue - Adrien Dauzats
  • Jeune femme faisant la charité à l'entrée de la chapelle de l'hôpital San Sebastian à Cordoue - Léon Bonnat
  • L'Espagnole - Georges Artemoff
  • Le Guignol des Champs-Elysées - Edmond Dehodencq
  • Les Ruines de Tusculum - Charles Joseph Lecointe
  • Autoportrait au haut de forme et à la pipe - Marcel Briguiboul
  • Portrait de Jules Cambos - Jean-François Batut
  • Scène mythologique - Georges Artemoff
  • Le Jeune mendiant d'après Murillo - Henri Fantin-Latour
  • La Famille du peintre del mazo - Théodore Géricault
  • La Guerre d'Espagne - Jacques-Emile Blanche
  • La Sainte Famille - Michel-Ange Houasse
  • Autoportrait aux cheveux courts - Marcel Briguiboul
  • Les Buveurs d'après Velázquez - Marcel Briguiboul
  • Saint-Hubert - Georges Artemoff

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Les artistes français et l’Espagne

Le musée Goya est un musée d’art hispanique, mais il est aussi le témoin de l’intérêt que portent les artistes français à l’art espagnol. Ainsi, l’Espagne a eu une influence indéniable sur l’art français, particulièrement au XIXe siècle.
La corrélation d’évènements historiques a favorisé les liens entre l’Espagne et la France mais ils restèrent réduits. Les liens matrimoniaux avec la couronne d’Espagne au XVIIe siècle puis l’invasion de Napoléon entre 1808 et 1813 ne sont pas les principaux facteurs d’un tel intérêt.
L’Espagne qui a tant fasciné les artistes est une Espagne idéalisée, à plusieurs visages : une Espagne passionnée, folklorique, chevaleresque, pleine de chaleur et de couleur mais aussi de brigands, d’hidalgos, de picaros, et de ferveur religieuse.
Le musée du Louvre, avec la Galerie de Louis-Philippe, accueille entre 1838 et 1848 des chef-d’œuvres de l’art espagnol. Des collectionneurs se passionnent pour ces artistes, les décrets espagnols de 1835 favorisant ce phénomène par la vente des biens du Clergé. Marcel Briguiboul (1837-1892), donateur du musée Goya, en est le digne représentant par sa magnifique collection composée d’œuvres de Francisco de Goya, de Juan Mates, de Domingo…
Les collectionneurs, les musées participent à la découverte de tels trésors artistiques.
A partir de 1860 – 1865, l’Espagne devient une destination de voyage obligé pour les artistes à l’instar de Rome. L’art italien avec Raphaël est délaissé par certains au profit de l’art espagnol. On découvre, on copie les œuvres de Ribera, Murillo, Velazquez… L’art espagnol, en particulier le « Siècle d’or », devient une référence artistique. Des artistes comme Eugène Delacroix, Léon Bonnat, Gustave Courbet, Edouard Manet, Carolus-Duran, Adrien Dauzats copient les grands maîtres, s’inspirent de leur style et de leur composition pour créer des œuvres originales. On collectionne, on imite par la copie, on essaye de comprendre la peinture espagnole.
Le musée Goya présente entre autres des oeuvres de Léon Bonnat, Jeune femme faisant la charité devant l’entrée de la chapelle de l’hôpital de San Sebastian à Cordoue, d’Adrien Dauzats, Intérieur de la Mosquée de Cordoue et d’Alfred Dehodencq, Combat de Novillos où l’on peut découvrir cette Espagne mythique, rêvée. Des paysages pittoresques aux scènes de tauromachie, ces œuvres nous font découvrir toute la sensibilité des artistes français pour l’art espagnol mais démontrent aussi l’importance de ce phénomène dans la naissance de l’art moderne.

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