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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Symphonie en Ré…publique

Symphonie en Ré…publique © Tous droits réservés
Chronologie
21/01/1877
Technique
Gravure, Bois de fil
Dimensions
22 x 29,1 cm
Numéro d’inventaire
G.CM.1.1877.1
Collection
Collection Gambetta
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La caricature ci-dessus a paru dans le journal La Lune Rousse n°7.

Léon Gambetta vêtu d’un costume et d’une queue de pie, joue du violon dans huit compartiments : c’est un musicien. Chaque compartiment est accompagné d’une légende et d’un terme musical italien indiquant la façon dont Gambetta doit jouer. Il suit donc une partition musicale basée sur les évènements marquants de la IIIe République allant des débuts de l’opposition libérale sous le Second Empire aux élections législatives de 1876.

Malgré une grande majorité bonapartiste, les élections législatives du 31 mai 1863 permettent à 17 républicains d’être élus à la Chambre. Il s’agit de la première « victoire » de l’opposition puisqu’elle a remportée 2 millions de voix contre 5,3 pour le gouvernement tandis que les orléanistes se retrouvent en minorité.
Le 2 novembre 1868, la découverte de la tombe d’Alphonse Baudin, député libéral de la IIe République, provoque une importante mobilisation dans les rangs républicains. Le journaliste Charles Delescluze est inculpé pour avoir ouvert une souscription publique dans son journal Le Réveil afin d’ériger un monument à la mémoire du député mort le 3 décembre 1851 en essayant de convaincre le peuple de se révolter face au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte. Léon Gambetta se fait ainsi connaître en 1868 comme opposant au régime impérial en défendant le journaliste. Le procès est cependant perdu, Delescluze est condamné à la prison tandis que son défendeur accède à la notoriété.
Jouissant désormais d’une certaine popularité, Gambetta devient rapidement le leader de l’opposition républicaine et se présente à la députation lors des élections de 1869. Il prononcera son fameux «Programme de Belleville» et sera respectivement élu à Paris et Marseille. Il choisira finalement de représenter la ville phocéenne.
En 1872, la République est encore fragile. Gambetta se ferra alors émissaire de ce régime en la valorisant lors de banquets privés. Selon lui, «la République ne peut s’enraciner durablement que dans la modération et grâce un gouvernement « ennemi des chimères» appuyé sur le soutien de la classe moyenne émergente aspirant à l’ascension sociale ».
Puis, Patrice de Mac Mahon devient, le 24 mai 1873, le premier président de cette IIIe République. Désirant une restauration monarchique, il entend rétablir «l’ordre moral». C’est pour cette raison que Gambetta s’allie aux orléanistes et aux républicains modérés afin de faire voter l’amendement Wallon qui présente le terme de «République» au sein de la Constitution. Ce dernier sera finalement adopté de justesse à une voix près, le 30 janvier 1875.
La même année il contribue au vote de trois lois constitutionnelles répartissant le pouvoir du nouveau régime républicain avec notamment la création du Sénat. Hostile au principe d’une Chambre Haute (terme utilisé pour désigner le Sénat), Gambetta en saluera sa création dans son discours de Belleville le 23 avril 1875 en le qualifiant de « Grand Conseil des communes de France ».
Puis, le 8 mars 1876, l’Assemblée nationale est remplacée par une Chambre des députés à forte majorité républicaine grâce aux élections du 20 février et 5 mars. La défaite de la majorité parlementaire monarchiste élue en 1871 oblige l’orléaniste Louis Buffet à céder la direction du gouvernement au républicain Jules Dufaure. Ainsi commence une période de coexistence difficile entre le président monarchique Mac-Mahon et la nouvelle majorité républicaine.
Enfin, le gouvernement de Jules Dufaure se termine le 2 décembre 1876 et c’est Jules Simon, sénateur républicain qui lui succèdera du 12 décembre 1876 au 16 mai 1877. Cependant, l’opposition monarchie-république conduira à la crise du 16 mai 1877 et à la dissolution de la Chambre.

Cette œuvre n’est pas présentée de façon permanente.

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