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Occitanie Musées est l'Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie. Elle regroupe les personnels scientifiques des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la région Occitanie. Elle fédère plus d’une centaine de professionnels dans tous les domaines d'activités des musées (direction, conservation, médiation, documentation, régie...). L'Association est une section régionale de l’AGCCPF, Association nationale des conservateurs et des professionnels des musées et des patrimoines publics de France.
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Fiche Œuvre

Portrait de Philippe IV

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Artiste

Diego Velázquez

(1599 Séville - Madrid 1660)
L’artiste
Chronologie
vers 1634
Technique
Huile sur toile
Dimensions
H. 2,00 m ; L. 1,20 m
Numéro d’inventaire
D 49-3-2
Collection
Peinture hispanique
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Le Portrait de Philippe IV conservé au musée Goya, dépôt du musée du Louvre de 1949, se rattache à une période de grande activité du peintre de la cour, puisque Velázquez participe alors à la décoration du nouveau palais du Buen Retiro à travers le programme du Salon des Royaumes. De façon conjointe, une série de portraits du roi, du cardinal-infant, frère du roi, et du prince Balthazar Carlos en costume de chasse va alors être peinte très probablement pour la Torre de la Parada, pavillon de chasse dans le parc du Pardo.
Velázquez est déjà peintre du roi depuis 1623 et s’est rendu en Italie une première fois en 1629 ; il possède parfaitement son art qui a évolué des sujets naturalistes de sa jeunesse vers des thèmes officiels ou des portraits exécutés avec un raffinement extrême.
Étant donné sa qualité, le tableau de Castres s’avère être une réplique de l’original du musée du Prado. Ce dernier laisse apparaître de façon très visible nombre de repentirs dans la pose et la longueur du fusil. Dans un premier temps, le maître a représenté le souverain tête nue, la casquette à la main gauche (musée Goya) puis il a remanié sa composition et a posé un couvre-chef sur la tête du souverain (musée du Prado). Velázquez, pour un sujet plus intime, obéit aux règles rigides de la représentation de l’image royale. La pose, définie une fois pour toutes, n’a pas changé depuis Sánchez Coello, mais ici le paysage naturel, traité dans les gris-bleu et les ocres, dote d’un environnement poétique le portrait du monarque.
(J. L. Augé, Conservateur en chef du musée Goya et Jaurès).

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